Grâce à un réseau de satellites sans précédent appelé le "Hollandais Volant", l'humanité est désormais capable de contrôler le climat mondial et de prévenir les catastrophes naturelles. Cependant, le système se dérègle mystérieusement et commence à attaquer la Terre, déclenchant des phénomènes météorologiques extrêmes et destructeurs. Le concepteur du système, Jake Lawson, est envoyé en urgence dans l'espace pour identifier la panne. Il découvre alors un complot politique visant à déclencher une tempête planétaire totale.
L'idée originelle de ce film catastrophe est venue d'une conversation entre le réalisateur Dean Devlin et sa fille, qui lui demandait pourquoi on ne pouvait pas construire une machine pour régler le réchauffement climatique. Fort de son expérience de producteur sur Independence Day, Devlin a voulu imaginer un thriller de science-fiction centré sur les dérives du contrôle technologique. L'inspiration s'est nourrie des rapports scientifiques réels sur la géo-ingénierie et des craintes environnementales contemporaines. Le projet a été développé par Warner Bros pour offrir un grand spectacle hollywoodien à couper le souffle. Le film s'inscrit dans la lignée des grands blockbusters destructeurs.
La critique professionnelle internationale s'est montrée particulièrement féroce à l'égard du film lors de sa sortie en salles. Les journalistes ont pointé du doigt un scénario truffé de clichés, des dialogues banals et des effets spéciaux manquant parfois de finition. Certains ont néanmoins reconnu au film un aspect divertissant et régressif assumé.
Le public a réservé un accueil mitigé au long-métrage, qui a éprouvé des difficultés à s'imposer au box-office américain mais a mieux fonctionné à l'international, notamment en Asie. Les amateurs de films catastrophe y ont trouvé leur compte en matière de destruction spectaculaire et d'action rythmée. Le film est devenu pour beaucoup un plaisir coupable de fin de semaine.
Le projet n'a pas été retenu dans les grandes compétitions cinématographiques et n'a remporté aucune récompense notable. Il a plutôt figuré dans des classements rétrospectifs des films les plus kitsch de l'année 2017. Cette absence de reconnaissance n'empêche pas l'œuvre de conserver une certaine popularité auprès des fans du genre.
Le réalisateur s'est inspiré des classiques du genre des années 90 pour orchestrer les scènes de panique et de destruction urbaine. Il a souhaité que chaque catastrophe (vague de froid, canicule extrême) possède sa propre identité visuelle et colorimétrique distincte. Cette approche esthétique visait à maximiser l'impact spectaculaire à l'écran.
La production a été particulièrement chaotique, marquée par d'importantes séances de scénario réécrites après des projections tests insatisfaisantes. Le studio a même engagé le réalisateur Danny Cannon pour diriger d'importants reshoots d'un coût de 15 millions de dollars afin de réorienter l'intrigue politique. Ces remaniements ont retardé la sortie du film de plusieurs mois.
Une scène particulièrement complexe à tourner a été celle de l'évacuation de la station spatiale internationale en plein démantèlement. Gerard Butler a dû passer de longues journées suspendu à des câbles pour simuler l'apesanteur dans une combinaison spatiale extrêmement lourde. L'équipe technique a dû utiliser des technologies de pointe pour rendre les mouvements fluides en post-production.
Pour le casting initialement prévu, Gerard Butler a été choisi très tôt pour incarner le héros badass et ingénieur rebelle, un rôle taillé pour sa stature physique. Jim Sturgess a été engagé pour jouer son frère bureaucrate afin de créer un contraste de personnalité saisissant. Abbie Cornish a quant à elle complété la distribution en incarnant une agente des services secrets particulièrement redoutable.
Le film aborde les thématiques du changement climatique, de la géo-ingénierie et de la dépendance croissante de l'humanité envers la technologie pour sa survie. Il explore le concept de la militarisation de la météo et la corruption politique au plus haut sommet de l'État américain. Enfin, les relations fraternelles conflictuelles et le sacrifice personnel constituent la trame dramatique intime du récit.
La fin du film montre Jake Lawson et son frère Max réussir à réinitialiser le système satellitaire in extremis, annulant ainsi la tempête mondiale destructrice (la Geostorm). Jake parvient à survivre à l'explosion de la station spatiale grâce à une capsule de secours et est récupéré sain et sauf par une navette alliée. Le traître politique au sein du gouvernement est arrêté et démasqué devant les médias du monde entier. Le film se conclut sur la reconstruction d'une nouvelle station spatiale, gérée cette fois par une coalition internationale unie pour protéger la planète. C'est un dénouement classique de victoire du bien sur le mal.
Le mot Geostorm est un néologisme de science-fiction qui désigne une tempête globale et simultanée capable de détruire l'ensemble de l'écosystème terrestre. Ce titre choc annonce immédiatement l'ampleur de la menace et l'enjeu apocalyptique du film. Il symbolise le point de non-retour où la nature, déréglée par la folie ou l'erreur humaine, se retourne contre ses créateurs.
Le film réapparaît régulièrement dans les tops des plateformes de streaming lors des périodes de canicule ou d'événements météo extrêmes réels. Il est souvent cité dans les articles de pop-culture traitant de l'évolution des films catastrophe hollywoodiens. Le film s'est installé comme un divertissement de seconde partie de soirée.
Le Jour d'après, 2012, San Andreas