Dimanche, 12 juillet 2026
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Gods of Egypt

Gods of Egypt

2016 États-Unis, Australie
Synopsis

Dans une Égypte mythologique où les dieux vivent parmi les hommes, le cruel dieu des ténèbres, Seth, usurpe le trône en assassinant le roi Osiris et en aveuglant son héritier, Horus. Pour sauver son amour captif et libérer le royaume de la tyrannie, un jeune voleur mortel nommé Bek s'allie à Horus déchu. Ensemble, l'homme et le dieu se lancent dans une quête épique à travers le désert et l'au-delà pour défier Seth. Cette alliance inattendue va bousculer l'ordre divin.

Genèse du film

Le projet est né de la fascination du réalisateur Alex Proyas pour la mythologie égyptienne de son enfance passée en Égypte. L'idée originelle était de créer un grand film d'aventure fantastique s'inspirant des récits du combat entre Horus et Seth, tout en y mêlant une esthétique de bande dessinée moderne. Le cinéaste a souhaité s'éloigner du réalisme historique pour concevoir un univers de fantasy baroque et spectaculaire. Financé par Lionsgate, le projet visait à lancer une franchise d'action mythologique. L'inspiration visuelle a puisé dans l'art égyptien ancien revu à travers le prisme des effets numériques contemporains.

Critiques et réception

Le long-métrage a essuyé un accueil critique extrêmement sévère et négatif lors de sa sortie dans les salles mondiales. Les journalistes ont lourdement critiqué l'excès d'effets visuels numériques, qualifiés de kitsch, et la légèreté du scénario. Le film a également été au cœur d'une vive polémique médiatique concernant le manque de diversité de son casting.

Le public est resté globalement distant face à cette proposition visuelle excentrique, ce qui a provoqué un échec commercial cuisant au box-office américain. Le film est parvenu à limiter la casse grâce aux marchés internationaux, notamment en Chine où le grand spectacle a séduit une partie des spectateurs. Les amateurs de fantasy décomplexée ont néanmoins salué son rythme effréné.

Le film n'a reçu aucune distinction positive de la part de la critique et a été nommé dans plusieurs catégories peu enviables aux Razzie Awards. Alex Proyas a publiquement exprimé sa déception face à l'acharnement des médias contre son œuvre. Le film est aujourd'hui analysé comme un exemple de projet hollywoodien ambitieux écrasé par ses propres excès visuels.

Anecdotes de tournage

Alex Proyas s'est inspiré des illustrations de science-fiction des années 70 et de l'opulence du cinéma hollywoodien classique pour concevoir l'apparence des divinités. Il a insisté pour que les dieux mesurent près de trois mètres de haut à l'écran, créant un décalage permanent avec les humains. Ce choix a nécessité des techniques de cadrage inédites.

Le tournage s'est déroulé presque entièrement dans les studios de Sydney en Australie, en raison de l'instabilité politique en Égypte à cette période. La production a dû fabriquer d'immenses fonds verts et bleus pour y incruster les décors pharaoniques en post-production. Les acteurs ont dû jouer la majorité de leurs scènes face à des repères de tennis pour simuler la taille des dieux.

Une scène particulièrement complexe a impliqué le combat d'Horus contre d'immenses serpents géants chevauchés par des assassins. Cette séquence a demandé des mois d'animation numérique et des cascades câblées très exigeantes pour Brenton Thwaites. Le rendu visuel visait à recréer l'intensité d'un jeu vidéo de fantasy moderne.

Pour le casting initialement prévu, les producteurs ont cherché des visages charismatiques familiers du grand public pour porter ce projet coûteux. Nikolaj Coster-Waldau, alors au sommet de sa gloire avec Game of Thrones, a été engagé pour jouer Horus. Gerard Butler a accepté avec enthousiasme d'incarner le méchant Seth, retrouvant un rôle physique imposant après 300.

Thèmes abordés

Le film explore les thèmes classiques de la royauté légitime, de la vengeance divine et de la relation de confiance entre les mortels et les dieux. Il met en scène l'apprentissage de l'humilité par un dieu orgueilleux à travers le regard d'un simple humain. La cupidité, l'immortalité et la nature de l'au-delà égyptien sont également au cœur de l'intrigue fantastique du film.

⚠️ Attention : cette section révèle les éléments majeurs de l'intrigue.

Explication de la fin

La fin du film voit la victoire d'Horus sur Seth lors d'un duel épique au sommet de la grande obélisque, restaurant ainsi la paix en Égypte. Grâce à l'intervention du dieu Râ, Bek et son amoureuse Zaya sont ramenés d'entre les morts pour récompenser le courage du jeune mortel. Horus est couronné pharaon légitime et déclare que l'accès à l'au-delà ne se fera plus par la richesse, mais par les bonnes actions accomplies durant la vie. Le film se termine sur Horus partant à l'aventure pour retrouver les yeux de sa bien-aimée Hathor, laissant Bek diriger le royaume. C'est une conclusion joyeuse qui réécrit la justice divine.

Signification du titre

Le titre Gods of Egypt ("Les Dieux d'Égypte") annonce explicitement que l'intrigue se concentre sur le panthéon divin de la vallée du Nil. Il promet un spectacle mythologique où les divinités ne sont pas de simples concepts abstraits, mais des personnages physiques et actifs dans l'histoire. C'est une invitation à plonger dans un univers de fantasy antique.

Actualités

Le film est régulièrement cité dans les essais universitaires ou les vidéos de critique cinématographique traitant du phénomène du "whitewashing" à Hollywood. Il a acquis au fil des ans un statut de film culte parmi les amateurs de nanars à gros budget. Il fait l'objet de rediffusions régulières sur les chaînes de télévision dédiées à la TNT.

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