Deux ans après avoir survécu seul sur l'île hostile de Val Verde, Jack Mimoun est devenu une star de l'aventure grâce à un livre à succès et une émission de télévision plébiscitée. La mystérieuse Aurélie Diaz le contacte pour l'entraîner de nouveau sur l'île, à la recherche de la légendaire épée du pirate La Buse. Accompagnés de Bruno Quézac, son manager peu téméraire, et de Jean-Marc Bastos, un mercenaire aussi imprévisible que perturbé, les aventuriers se lancent dans une chasse au trésor à travers la jungle. Entre pièges mortels et rebondissements rocambolesques, cette comédie d'aventures revisite avec humour les codes du film d'exploration.
Jack Mimoun et les Secrets de Val Verde est annoncé en janvier 2019, année où Malik Bentalha est confirmé pour écrire et réaliser son premier long métrage. L'humoriste, jusqu'alors surtout connu pour ses spectacles et son duo comique avec Jérémy Ferrari, s'associe à Ludovic Colbeau-Justin pour la coréalisation du projet. Pour construire son scénario, Bentalha revendique de multiples influences puisées dans le cinéma d'aventures des années 1980, citant Indiana Jones, L'Homme de Rio ou Benjamin Gates et le Trésor des Templiers. Il explique avoir également puisé son inspiration du côté de figures d'aventuriers modernes, notamment en visionnant une conférence de l'explorateur Mike Horn. Le nom même de l'île de Val Verde constitue un clin d'œil au scénariste américain Steven E. de Souza, qui utilisait ce nom fictif dans plusieurs de ses films d'action, dont Commando. Bentalha voulait initialement tourner sur l'île de La Réunion, un projet finalement abandonné pour des raisons techniques au profit de la Thaïlande, où se déroulent les repérages en février 2021 puis le tournage au printemps suivant. Le réalisateur souhaitait que son personnage grandisse progressivement au fil de l'aventure, en se nourrissant des rencontres qui jalonnent son parcours.
La critique a réservé un accueil très mitigé à Jack Mimoun et les Secrets de Val Verde, saluant néanmoins la prise de risque que représente, pour le cinéma français, la tentative d'un film d'aventures à grand spectacle. Plusieurs observateurs ont particulièrement apprécié la performance comique de François Damiens en mercenaire déjanté, jugée comme l'un des points forts du film. D'autres critiques ont pointé un scénario balisé et une mise en scène jugée trop sage pour véritablement transporter le spectateur dans l'aventure promise. La presse a également salué la démarche de Malik Bentalha, tout en regrettant que le résultat ne soit pas à la hauteur de ses ambitions affichées.
Le public s'est montré globalement plus indulgent que la critique, appréciant le divertissement familial offert par le film et sa dimension dépaysante. De nombreux spectateurs ont salué l'alchimie comique entre François Damiens et Jérôme Commandeur, jugés complémentaires dans leurs rôles respectifs de mercenaire et de manager trouillard. D'autres ont noté que Benoît Magimel apportait une touche de menace bienvenue dans le rôle de l'antagoniste. Le film a néanmoins connu une performance commerciale modeste au regard de son budget conséquent pour une production française.
Inspirations du réalisateur : Malik Bentalha a construit le personnage de Jack Mimoun en s'inspirant de figures classiques du cinéma d'aventures comme Indiana Jones et L'Homme de Rio, tout en puisant également son inspiration du côté de l'explorateur contemporain Mike Horn.
Difficultés de production : Le tournage devait initialement se dérouler à La Réunion, un projet abandonné pour des raisons techniques au profit de la Thaïlande, où l'équipe a dû composer avec des décors naturels parfois inaccessibles d'un jour à l'autre en raison des conditions climatiques locales.
Anecdote sur une scène particulière : Le nom de l'île fictive de Val Verde constitue une référence directe au scénariste américain Steven E. de Souza, qui utilisait ce même nom imaginaire dans plusieurs films d'action des années 1980 et 1990, dont Commando.
Jack Mimoun et les Secrets de Val Verde explore la construction d'une image publique héroïque, souvent bien éloignée de la réalité plus fragile du personnage qui l'incarne. Le film aborde également l'amitié virile forgée dans l'adversité, entre Jack, son manager et le mercenaire qui les accompagne. La quête du trésor et l'appât du gain occupent aussi une place centrale, opposant les motivations sincères et les ambitions plus cupides des différents protagonistes. Le film célèbre enfin, avec autodérision, les codes du cinéma d'aventures populaire dont il s'inspire ouvertement.
Le titre Jack Mimoun et les Secrets de Val Verde annonce directement le postulat d'aventure du film, calqué sur la structure des titres classiques du genre comme Indiana Jones et le Temple maudit. Le nom de Val Verde, île fictive empruntée à l'univers du scénariste Steven E. de Souza, ancre le film dans une tradition référentielle assumée du cinéma d'action des décennies précédentes. Ce choix de titre situe d'emblée le film dans la lignée des comédies d'aventures exotiques, mêlant humour et exploration.
Depuis la sortie de Jack Mimoun et les Secrets de Val Verde, Malik Bentalha a poursuivi une carrière partagée entre stand-up et projets cinématographiques. Ludovic Colbeau-Justin a continué de réaliser des comédies populaires françaises destinées à un large public. Le film reste une tentative notable, bien que commercialement modeste, du cinéma français de s'emparer du genre de la comédie d'aventures à grand spectacle.
Les amateurs de Jack Mimoun et les Secrets de Val Verde pourront se tourner vers la saga Indiana Jones, référence assumée du réalisateur pour construire son personnage principal. L'Homme de Rio de Philippe de Broca offre une parenté évidente dans son mélange de comédie et d'aventure exotique. Benjamin Gates et le Trésor des Templiers partage avec le film ce goût pour la chasse au trésor rocambolesque. Enfin, OSS 117 évoque, dans un registre plus satirique, cette même veine de comédie d'aventures à la française.