Au début des années 1980, Pierre Durand abandonne une carrière d'avocat prometteuse pour se consacrer pleinement à sa passion pour le saut d'obstacles. Il jette son dévolu sur Jappeloup, un cheval jugé trop petit, imprévisible et doté d'un caractère difficile. Contre toute attente, le duo gravit les échelons du monde équestre malgré les échecs et les doutes. Leur incroyable complicité les mènera jusqu'aux Jeux Olympiques de Séoul en 1988 pour une ultime chance de gloire.
Le film est directement tiré de l'histoire vraie de Pierre Durand et de son mythique cheval Jappeloup, qui ont marqué l'histoire du sport français. L'idée d'adapter ce parcours hors du commun est venue du comédien Guillaume Canet, lui-même ancien cavalier de haut niveau dans sa jeunesse. Le réalisateur Christian Duguay, qui partage également cette immense passion pour l'équitation, a immédiatement accepté de diriger le projet. L'inspiration principale est venue de la trajectoire de ce cheval atypique que personne n'attendait au sommet et qui a bouleversé les conventions du milieu hippique.
La presse cinématographique a largement salué la qualité des séquences de compétition, jugées d'une efficacité dramatique et d'une tension remarquables pour un film de sport. Les performances des acteurs, notamment le duo formé par Guillaume Canet et Daniel Auteuil, ont été saluées pour leur sincérité et leur justesse émotionnelle. Le public a répondu présent dans les salles obscures françaises, totalisant plus de 1,8 million d'entrées et témoignant d'un fort attachement pour cette fresque sportive populaire. Les spectateurs ont particulièrement été touchés par la relation fusionnelle et tumultueuse entre l'homme et l'animal. Sur le plan des distinctions, le long-métrage a reçu une nomination aux César dans la catégorie du meilleur espoir féminin pour Lou de Laâge et a été célébré dans plusieurs festivals de films francophones.
Christian Duguay s'est inspiré des techniques de prise de vue des grands films de course pour filmer les sauts à hauteur d'homme et de cheval. La production a dû relever le défi de trouver plusieurs chevaux capables d'incarner Jappeloup à différents âges, tout en imitant son style de saut unique. Pour la scène mythique des Jeux Olympiques de Séoul, le tournage s'est déroulé à Majorque dans un stade entièrement redécoré pour l'occasion avec des centaines de figurants. Guillaume Canet a réalisé lui-même la quasi-totalité des cascades et des sauts d'obstacles du film, renouant ainsi avec son passé de cavalier professionnel.
Le long-métrage explore la persévérance face à l'échec et la capacité à surmonter ses propres doutes pour atteindre l'excellence. Il aborde également les relations complexes entre un père et son fils autour de la transmission d'une ambition de vie. Enfin, le respect mutuel et la communication non-verbale entre l'homme et l'animal constituent le cœur battant de l'œuvre.
La fin du film culmine avec la victoire historique aux Jeux Olympiques, qui scelle la rédemption de Pierre Durand après son échec cuisant quatre ans plus tôt à Los Angeles. Ce triomphe ne symbolise pas seulement une réussite sportive, mais aussi l'acceptation par Pierre que son cheval est son égal et son plus grand partenaire de vie.
Le titre porte tout simplement le nom du cheval noir de légende, Jappeloup de Luze, soulignant ainsi que l'animal est le véritable héros de cette aventure aux côtés de son cavalier.
La bande originale, composée par Clinton Shorter, soutient magnifiquement l'intensité des parcours d'obstacles grâce à des envolées orchestrales vibrantes qui soulignent l'héroïsme de l'animal.
Le film est régulièrement diffusé à la télévision française lors des grands événements équestres mondiaux et reste une référence absolue dans le domaine des films sur le sport.
Seabiscuit (2003), Secretariat (2010), L'Homme qui murmurait à l'oreille des chevaux (1998), Pur Sang (2003).