Dimanche, 12 juillet 2026
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Papy fait de la résistance

Papy fait de la résistance

1983 France
Synopsis

Paris, 1942. Sous l'Occupation, la famille Bourdelle mène une vie tranquille dans son bel appartement parisien, malgré la présence pesante des officiers allemands logés à l'étage. Lorsqu'un aviateur anglais et un agent secret français trouvent refuge chez eux, la famille se retrouve malgré elle plongée au cœur de la Résistance. Entre le patriarche autoritaire, la mère complice des Allemands et les enfants tiraillés entre héroïsme et lâcheté, la maisonnée doit déjouer les manigances d'officiers nazis aussi cruels que ridicules pour sauver leurs invités clandestins.

Genèse du film

Le projet naît de la volonté de Jean-Marie Poiré et de son équipe de scénaristes, dont Christian Clavier, de détourner sur un mode parodique les codes du film de guerre et du grand drame sur l'Occupation, genre alors pris très au sérieux dans le cinéma français. En choisissant de traiter cette période dramatique par l'absurde et la caricature, les auteurs cherchent à désamorcer la gravité du sujet tout en assumant un humour volontairement excessif, porté par une galerie de personnages hauts en couleur allant du résistant flegmatique à l'officier nazi grotesque.

Critiques et réception

À sa sortie, le film divise une partie de la critique, certains observateurs jugeant osé de traiter la période de l'Occupation sur un mode aussi burlesque, tandis que d'autres saluent l'audace et l'énergie comique de la mise en scène. Avec le temps, le regard critique s'est nettement adouci, le film étant aujourd'hui davantage considéré comme une comédie culte et un exercice de style assumé. Le public, lui, réserve un accueil enthousiaste au film dès sa sortie en salles, contribuant à en faire rapidement un classique populaire de la comédie française, régulièrement redécouvert par de nouvelles générations de spectateurs. De nombreuses répliques du film sont devenues cultes et sont encore citées aujourd'hui. Papy fait de la résistance n'a pas été particulièrement distingué par les cérémonies de récompenses de l'époque, son statut culte reposant avant tout sur son succès populaire durable plutôt que sur une reconnaissance institutionnelle immédiate.

Anecdotes de tournage

Le scénario a été co-écrit par une équipe de comédiens et scénaristes proches du théâtre du Splendid, dont Christian Clavier, qui prête également ses traits à l'un des personnages principaux du film. Le tournage a nécessité une reconstitution soignée du Paris occupé des années 1940, avec des décors et des costumes destinés à ancrer visuellement l'intrigue dans cette période, tout en conservant un ton résolument comique qui tranche avec la gravité historique du contexte. Le casting réunit de nombreuses personnalités du cinéma français de l'époque, certaines apparaissant le temps d'une scène marquante, ce qui contribue à la richesse et à la diversité des situations comiques du film. Le rôle du grand-père résistant, personnage central donnant son titre au film, a nécessité un important travail de composition pour équilibrer humour et une forme de dignité héroïque propre au personnage.

Thèmes abordés

Le film détourne avec dérision les grands récits sur l'Occupation et la Résistance, mêlant satire des figures autoritaires, absurdité de la guerre et solidarité familiale face à l'adversité. Il joue également sur l'opposition entre apparences bourgeoises tranquilles et engagement clandestin, ainsi que sur le ridicule des figures de pouvoir, qu'elles soient allemandes ou collaborationnistes.

⚠️ Attention : cette section révèle les éléments majeurs de l'intrigue.

Explication de la fin

Le film se conclut sur la liberation de Paris, dans un joyeux chaos où les membres de la famille Bourdelle se retrouvent enfin réunis et réconciliés, leurs différends passés balayés par la liesse populaire entourant le départ des troupes allemandes.

Signification du titre

Le titre joue sur un double sens : il désigne littéralement le grand-père de la famille qui s'avère être un authentique résistant, tout en détournant avec humour l'expression "faire de la résistance", habituellement associée à l'engagement héroïque contre l'occupant, pour l'appliquer avec dérision à un vieil homme en apparence inoffensif.

Actualités

Quarante ans après sa sortie, le film continue d'être régulièrement diffusé à la télévision et reste une référence citée par plusieurs générations d'amateurs de comédies françaises.

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