La famille Verneuil se retrouve une nouvelle fois pour un mariage, cette fois celui de leur fille Marie, qui épouse un banquier catholique. Mais les tensions familiales refont surface avec l'arrivée de nouveaux gendres aux origines culturelles très différentes. Entre quiproquos, malentendus et situations comiques, cette comédie familiale explore avec humour les préjugés et l'intégration. Les Verneuil devront apprendre à accepter les différences tout en préservant l'unité de leur famille.
"Qu'est-ce qu'on a encore fait au Bon Dieu ?" est la suite du très populaire film de 2014, lui-même inspiré de la pièce de théâtre du même nom. Philippe de Chauveron, le réalisateur, a voulu prolonger le succès du premier film tout en abordant de nouvelles thématiques liées à l'évolution de la famille Verneuil. L'idée est venue du constat que les situations comiques autour des différences culturelles et des préjugés sont inépuisables, surtout dans une société française de plus en plus diverse. Le réalisateur a puisé son inspiration dans des histoires vécues par des familles multiculturelles, comme les mariages mixtes et les difficultés de la belle-famille à s'accepter mutuellement. Il a également souhaité aborder des sujets plus contemporains comme l'homosexualité et la question des origines sociales, tout en conservant le ton léger et accessible du premier volet.
Les critiques professionnelles ont été très mitigées, certains saluant le talent comique des acteurs et le rythme du film, tandis que d'autres ont déploré le manque de surprise par rapport au premier opus. Beaucoup ont regretté que la suite ne propose pas suffisamment de nouvelles idées et recycle les gags qui avaient fait le succès du premier film. La réalisation a été jugée trop académique, sans prise de risque, ce qui a déçu une partie de la presse exigeante. Cependant, la performance des acteurs, notamment celle de Christian Clavier en père de famille conservateur, a été généralement appréciée pour sa justesse comique.
Le public, lui, a répondu massivement présent, faisant du film un succès commercial avec plus de 6 millions d'entrées en France. Les spectateurs ont retrouvé avec plaisir les personnages attachants de la famille Verneuil et ont apprécié l'humour accessible et les situations burlesques. Les familles et les groupes d'amis ont particulièrement plébiscité le film, qui a généré de bons bouche-à-oreille. Le film a cependant été moins bien accueilli que son prédécesseur, certains fans regrettant que la magie du premier ne soit pas totalement retrouvée.
Le film a reçu le Globe de Cristal du meilleur film comique en 2020, une récompense qui salue son succès populaire. Il a également été nommé aux Césars dans la catégorie du meilleur scénario adapté, une reconnaissance inattendue pour une comédie grand public. Le film a été exporté dans de nombreux pays, notamment en Amérique du Nord et en Asie, où il a rencontré un succès d'estime auprès des communautés française et francophone.
Philippe de Chauveron s'est beaucoup inspiré de sa propre expérience familiale pour écrire les situations du film, notamment les tensions entre la belle-famille et les gendres. Le réalisateur a grandi dans une famille où les différences culturelles étaient au cœur des discussions, ce qui lui a fourni un terreau fertile pour créer des situations comiques. Il a également observé les transformations de la société française, avec une attention particulière à la montée des préjugés et des discours identitaires, pour les intégrer dans le film de manière satirique.
La production du film a dû faire face à un défi de taille : renouveler les gags et les situations pour ne pas donner l'impression de répéter le premier film. Les scénaristes ont dû trouver de nouvelles dynamiques entre les personnages, tout en restant fidèles à ceux que le public avait adoptés. Certaines scènes ont été réécrites plusieurs fois, notamment celles impliquant le personnage de Charles, le mari raciste, pour éviter la caricature tout en restant dans le comique. Le tournage a également été marqué par la présence de nouveaux acteurs, Frédéric Maramber et Julia Piaton, qui ont dû s'intégrer à la distribution déjà bien rodée.
La scène du dîner de famille, devenue un classique des films de cette saga, a été tournée en plusieurs jours pour capturer tous les dialogues et les regards échangés entre les personnages. Les acteurs ont répété intensément les séquences pour donner l'illusion de l'improvisation, créant ainsi des moments de pure comédie. La scène où les gendres chantent "La Marseillaise" a été particulièrement appréciée par l'équipe, qui a dû retenir ses rires pendant le tournage.
Initialement, le rôle de la fille Marie avait été proposé à d'autres actrices avant que la production ne choisisse Julia Piaton, qui apportait la fraîcheur nécessaire au personnage. De même, le rôle du banquier catholique a été confié à Frédéric Maramber après plusieurs essais avec d'autres comédiens. Le réalisateur a voulu un casting qui puisse représenter une France multiculturelle et diverse, reflétant ainsi le propos du film.
"Qu'est-ce qu'on a encore fait au Bon Dieu ?" aborde avec humour les thèmes de l'intégration, des préjugés et de l'acceptation des différences au sein d'une famille française traditionnelle. Le film explore les tensions entre les générations et les cultures, représentées par les parents catholiques et leurs gendres aux origines diverses. La question de l'identité française et de ce que signifie "être français" est posée avec une légèreté qui n'élude pas les complexités du sujet. Le film aborde également l'évolution des mentalités et la nécessité de dépasser ses propres préjugés pour vivre en harmonie. Enfin, il célèbre la famille comme un espace de dialogue et de réconciliation, où les différences peuvent finalement se transformer en richesses.
La fin du film est dans la continuité du premier opus : la famille Verneuil semble avoir trouvé un équilibre dans ses différences, acceptant les multiples origines de ses gendres. Le mariage de Marie avec Charles se déroule sans accroc, montrant que les tensions familiales peuvent être dépassées. Les parents, Claude et Marie, réalistes mais amusés, comprennent que leurs enfants ont construit leur propre bonheur, malgré les différences culturelles. Le film se termine sur une note positive et optimiste, suggérant que la France multiculturelle peut fonctionner si chacun fait un effort pour comprendre l'autre. Cette fin heureuse, bien que prévisible, répond à l'attente du public qui recherche une comédie réconfortante et sans prise de risque.
Le titre "Qu'est-ce qu'on a encore fait au Bon Dieu ?" est une variation humoristique du titre du premier film, qui lui-même jouait sur l'expression familière "Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu ?". Ce nouveau titre suggère que la famille Verneuil va une fois de plus être confrontée à des situations qui semblent défier la providence divine. Le "encore" souligne le caractère répétitif des situations comiques, mais aussi la persistance des tensions familiales. Le titre conserve la tonalité irrévérencieuse et le registre familier du premier volet, annonçant un film qui aborde avec humour les questions de religion, de culture et d'intégration. Il indique également que, malgré les apparences, les mêmes problèmes se posent à nouveau, montrant que l'évolution des mentalités est un processus long et sinueux.
Un troisième volet, intitulé "Qu'est-ce qu'on a tous fait au Bon Dieu ?", est sorti en 2021 et a également connu un large succès, malgré des critiques mitigées. La saga continue d'être un phénomène populaire en France, avec des millions de spectateurs au rendez-vous. Philippe de Chauveron a annoncé qu'un quatrième opus pourrait voir le jour, explorant cette fois les relations interculturelles dans un contexte de retraite et de vacances familiales. Les acteurs, fidèles à leurs personnages depuis des années, continuent d'être associés à la saga, qu'ils défendent avec enthousiasme lors des interviews et des festivals.
Les films similaires incluent "Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu ?" (2014), bien sûr, qui est le premier volet de la saga. "Les Tuche 2" (2016), une autre comédie familiale qui explore les différences sociales avec humour. "Le Dîner de cons" (1998), une comédie de boulevard qui utilise le comique de situation et les quiproquos. "La Tour Montparnasse infernale" (2001), qui partage le ton décalé et l'humour potache de ce type de comédie.