Le lieutenant Frank Drebin est désormais à la retraite, tentant tant bien que mal de mener une vie de famille tranquille auprès de son épouse Jane. Mais lorsque ses anciens collègues de la brigade spéciale l'informent qu'un terroriste planifie un attentat de grande envergure, il reprend du service. Sa mission d'infiltration le mène tout droit dans les coulisses de la prestigieuse cérémonie des Oscars à Hollywood. Enchaînant gaffe sur gaffe, le policier le plus maladroit d'Amérique va semer une panique mémorable pour tenter de sauver les plus grandes stars du cinéma.
Ce film constitue le troisième et dernier volet de la trilogie parodique culte initiée par le trio de créateurs Zucker, Abrahams et Zucker. Pour ce bouquet final, la réalisation a été confiée au jeune Peter Segal, bien décidé à maintenir le rythme effréné de gags visuels qui a fait le succès de la franchise. L'idée originale était de parodier le milieu clinquant du cinéma hollywoodien et les grands films d'action de l'époque. Les auteurs se sont inspirés de l'actualité pop-culturelle pour écrire des dizaines de caméos délirants.
La critique professionnelle s'est montrée amusée bien que consciente de l'essoufflement inévitable de la formule comique de la saga. Cependant, l'abattage comique irrésistible de Leslie Nielsen et la loufoquerie des scènes parodiques ont été salués comme un excellent divertissement populaire. Le public a répondu présent en salles, faisant du film un franc succès au box-office mondial. Les amateurs de la série ont adoré la séquence finale délirante qui tourne en dérision le prestige de la cérémonie des Oscars. Sans surprise, le film a remporté le Razzie Award du pire second rôle pour O.J. Simpson, tout en restant gravé dans le cœur des fans de comédie absurde.
Le réalisateur s'est inspiré du style visuel des grands thrillers hollywoodiens pour mieux en subvertir les codes par le biais de l'absurde. La production a dû recréer une réplique parfaite de la scène des Oscars, mobilisant des centaines de figurants en tenue de soirée pendant plusieurs semaines. Lors du tournage de la parodie de la station de métro, Leslie Nielsen a improvisé plusieurs répliques qui ont été conservées au montage final. Le casting initialement prévu a vu le retour de toute l'équipe d'origine, ravie de se prêter une dernière fois à ce jeu de massacre humoristique.
Le film parodie joyeusement les codes du cinéma d'action, le star-système superficiel d'Hollywood et l'obsession américaine pour la célébrité. Il aborde de manière absurde la crise de la quarantaine, la vie conjugale et la difficulté de quitter le service actif pour les héros du quotidien.
La fin du film culmine lors de la remise des prix où Frank Drebin, déguisé de manière grotesque, déclenche une bagarre générale mémorable sur scène. Il parvient in extremis à désamorcer la bombe cachée dans l'enveloppe du gagnant, sauvant Hollywood avant de s'envoler vers une lune de miel renouvelée avec sa femme.
Le titre français s'inscrit dans la tradition des traductions absurdes de la saga, soulignant la menace délirante qui pèse sur l'industrie du cinéma américain.
Le long-métrage reste aujourd'hui une référence absolue du genre "ZAZ" (Zucker, Abrahams, Zucker) et continue d'alimenter de nombreux mèmes sur internet grâce aux mimiques de Leslie Nielsen.
Y a-t-il un flic pour sauver la reine ?, Y a-t-il un pilote dans l'avion ?, Alarme fatale.