Le lieutenant Frank Drebin, revenu au sein de la police après avoir pris sa retraite, se retrouve chargé de contrecarrer un complot énergétique visant à saboter la politique environnementale du président des États-Unis. Un puissant lobby de l'industrie fossile, mené par un homme d'affaires sans scrupules, cherche à faire capoter un sommet crucial sur les énergies renouvelables. Drebin doit une fois de plus déjouer ce complot tout en jonglant avec sa relation amoureuse compliquée avec Jane, désormais fiancée à un autre homme. Entre gags absurdes et catastrophes en chaîne, le policier maladroit devra sauver à la fois le président et sa propre vie sentimentale.
Y a-t-il un flic pour sauver le président ?, dont le titre original est The Naked Gun 2½: The Smell of Fear, est la suite directe de Y a-t-il un flic pour sauver la reine ?, sorti trois ans plus tôt, et poursuit l'adaptation cinématographique de l'univers parodique créé par David Zucker, Jim Abrahams et Jerry Zucker à partir de leur série télévisée Police Squad!. David Zucker a cette fois assuré seul la réalisation, ses deux complices habituels s'étant partiellement retirés du projet tout en conservant un rôle de producteurs. Le scénario, coécrit par Pat Proft et les frères Zucker, a choisi d'orienter cette suite vers une satire du monde de l'énergie et de l'écologie, alors sujet montant du débat public américain au tournant des années 1990. Leslie Nielsen a repris son rôle emblématique du lieutenant Frank Drebin, poursuivant le succès phénoménal de la franchise initiée trois ans plus tôt. Le tournage a conservé la même structure comique fondée sur une accumulation extrême de gags visuels et verbaux, caractéristique de la franchise depuis ses débuts.
Les critiques ont réservé un accueil favorable à cette suite, saluant la constance de l'humour de la franchise et la performance toujours impeccable de Leslie Nielsen, bien que plusieurs observateurs aient noté un effet de surprise moindre par rapport au premier film. Certains ont souligné la pertinence inattendue de la satire du lobby énergétique, sujet encore peu traité par la comédie hollywoodienne de l'époque. D'autres ont toutefois jugé cette suite un peu moins inventive que l'original, tout en reconnaissant qu'elle maintenait un rythme comique soutenu. Le public a réservé un très bon accueil au film, qui a confirmé le succès commercial de la franchise initiée trois ans plus tôt, devenant l'un des grands succès populaires de l'année 1991. De nombreux spectateurs ont salué la continuité de l'humour absurde de la saga ainsi que les nombreux caméos de personnalités et références parodiques disséminés tout au long du film. Le film a consolidé le statut culte de la franchise auprès du public amateur de comédies parodiques américaines. Le film n'a pas été distingué par de récompense cinématographique majeure, mais a confirmé le succès durable de la franchise Naked Gun, qui s'est poursuivie avec un troisième volet en 1994 avant de connaître un reboot plusieurs décennies plus tard.
David Zucker a assuré seul la réalisation de cette suite, ses complices habituels Jim Abrahams et Jerry Zucker s'étant partiellement retirés de la mise en scène tout en conservant un rôle de producteurs sur le projet. Le scénario, coécrit avec Pat Proft, a choisi d'orienter cette suite vers une satire du lobby énergétique et des enjeux écologiques naissants, un choix de sujet alors relativement inédit pour une comédie parodique hollywoodienne du début des années 1990. Le tournage a multiplié les caméos de personnalités reconnaissables, une marque de fabrique de la franchise, contribuant à l'accumulation de références parodiques et de clins d'œil disséminés dans chaque scène du film.
Le film parodie les enjeux politiques et énergétiques de son époque, en particulier les tensions entre lobbys industriels et politiques environnementales naissantes, à travers le prisme absurde et volontairement excessif propre à la franchise. Il poursuit également l'exploration du décalage comique entre le sérieux imperturbable du lieutenant Drebin et le chaos généralisé qu'il engendre, tout en développant la dimension romantique de sa relation avec Jane.
Après avoir déjoué le complot visant à saboter le sommet énergétique présidentiel, Frank Drebin parvient également à reconquérir Jane, initialement fiancée à un rival, lors d'un dénouement aussi rocambolesque que romantique. Sa maladresse chronique, source de nombreuses catastrophes tout au long du film, se révèle une fois de plus salvatrice au moment décisif, permettant de sauver à la fois la politique énergétique du pays et sa propre vie sentimentale. Le film se conclut sur une note aussi absurde que chaleureuse, fidèle à l'esprit de la franchise, où le désordre généralisé finit toujours par se résoudre en faveur du héros malgré lui.
Le titre français, Y a-t-il un flic pour sauver le président ?, reprend la même structure interrogative que le premier volet tout en substituant la reine d'Angleterre par le président des États-Unis, tandis que le titre original, The Naked Gun 2½: The Smell of Fear, joue sur une numérotation absurde volontairement décalée, typique de l'humour de la franchise.
La franchise Naked Gun a connu un reboot en 2025 porté par Liam Neeson dans le rôle du fils de Frank Drebin, confirmant l'attrait persistant du public pour cet humour parodique plusieurs décennies après la sortie de ce deuxième volet.
Les amateurs du film pourront se tourner vers le premier volet Y a-t-il un flic pour sauver la reine ?, ainsi que vers Naked Gun 33 1/3: The Final Insult, troisième et dernier volet de la trilogie originale, qui poursuit dans la même veine parodique les aventures du lieutenant Frank Drebin.