Dans un futur dystopique, l'humanité est divisée entre les Brutaux, qui vivent dans la misère, et les Éternels, des êtres immortels vivant dans une enclave protégée. Zed, un exterminateur, parvient à infiltrer la cité des Éternels. Il découvre alors une société oisive et blasée par l'immortalité. Ce voyage initiatique remet en question les fondements de la domination et de la survie humaine.
John Boorman a conçu ce film comme une réflexion philosophique sur l'immortalité, s'inspirant des théories sociologiques sur les sociétés fermées. L'idée est venue d'un désir de rompre avec les codes classiques de la science-fiction de l'époque, en créant une mythologie visuelle unique.
À sa sortie, les critiques professionnelles furent déconcertées par le caractère expérimental et le visuel audacieux du film, mélangeant mysticisme et satire sociale.
Le public a longtemps été divisé, ne sachant s'il fallait y voir un chef-d'œuvre visionnaire ou un projet trop ambitieux, bien que le film soit devenu une œuvre de culte majeure.
Bien que n'ayant pas reçu de récompenses majeures à l'époque, le film est aujourd'hui reconnu pour son audace formelle et ses thèmes précurseurs.
John Boorman a puisé ses influences dans la littérature classique, notamment chez Frank Herbert, pour construire cet univers dystopique.
La production a rencontré des difficultés immenses, notamment en raison du budget restreint et de la complexité des décors naturels irlandais.
La scène de l'entrée de Zed dans la statue volante de Zardoz reste gravée dans les mémoires pour son aspect iconique et étrange.
Sean Connery a accepté le rôle pour s'éloigner de son image de James Bond, cherchant un défi physique et intellectuel singulier.
Le film aborde la lassitude liée à l'éternité, la lutte des classes sous un angle métaphysique et la remise en question du pouvoir patriarcal. Il explore également la notion de liberté face au déterminisme biologique.
La fin montre Zed détruisant l'illusion de l'immortalité des Éternels, les forçant à affronter leur propre finitude. Il devient le vecteur d'une évolution nécessaire pour une humanité stagnante, acceptant la mort comme condition indispensable au renouveau.
Le nom provient d'une contraction de « Wizard of Oz », le personnage mythique contrôlant les destins des populations pauvres à travers la statue de pierre.